2 mars 2015

Oups ! Ce blog n'est plus d'actualité mais nous nous occupons de vos vacances sur Faistesvacances.fr.



7 août 2014

"Faistesvacances séduit les vacanciers depuis 2008"


"Né il y a 6 ans d'une idée de René Casimir, le concept "Faistesvacances" prend de l'ampleur au fil des années. Le but était de créer un concept différent de vacances pour enfants, jeunes, adultes ou seniors. En tout, 300 mini-stages existent. Il a pu ouvrir cette structure où les vacanciers soucieux de s'enrichir culturellement peuvent s'épanouir. En moyenne, 300 à 400 personnes prennent part aux activités chaque semaine. Et elles sont nombreuses : bien-être, sports, connaissances, musiques, art, cuisine, peinture, sculpture, cirque, équitation et bien d'autres."


Article parut dans le Dauphiné Libéré, le 1er août 2014

3 août 2014

Le Kin Ball s'invite à Faistesvacances


Cet été, les enfants ont découvert un nouveau sport : le Kin-Ball. Venu tout droit du Québec, ce sport original se joue à trois équipes de quatre joueurs et enchante aussi bien les joueurs que les spectateurs. 

Découvrez les bases du Kin-Ball.

4 juillet 2014

Laissez-vous gagner par la passion de la musique




Cette année, en plus des 180 Maîtres de stages de l'Université des Passion, nous bénéficions de cinq professeurs de musique : Alice Ramirez au violoncelle, Renaud Jacquet au saxophone, Antonin Bonnal au cor d'harmonie, Martin Leroyer à la batterie et Nathalie au piano. Ils nous viennent du conservatoire d'Annecy et restent un mois avec nous à Doucy, du 15 juillet jusqu'à fin août 2014.

Pour les débutants comme les plus avancés, ils proposent d'animer orchestres, corps d'harmonie, groupes de jazz et fanfares, ou encore des cours particuliers.

Ils finiront l'été en beauté par un groupe de jazz dirigé par Jacques Guionet.

Venez avec vos instruments de musique. En plus des sept pianos en libre service, vous trouverez instruments à cordes et à vent en location sur place en nombre limité. Réservez-les à l'avance au 01.49.52.90.24 ou par mail : contact@faistesvacances.fr.

Retrouvez leurs fiches de stages :
Antonin Bonnal
Alice Ramirez
Renaud Jacquet


Pour réserver votre séjour au Stage Club Faistesvacances, rendez-vous sur notre site internet www.faistesvacances.fr

6 mai 2014

Interview d'Hannah, Maître de Stage "Création de Costumes" et "Poésie Allemande", cet été à Doucy





Hannah, qui es-tu ? Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton parcours ?




Je suis née sur une petite île allemande de la mer du Nord, avant de gagner la France à ma majorité pour ne plus la quitter. Professeur agrégée et formatrice en langue allemande, j’ai mené en parallèle une carrière de danseuse, animé de nombreux cours d’expression corporelle, travaillant au développement personnel par le corps. Ce cheminement m’a tout naturellement menée à mon activité actuelle, l’accompagnement des personnes en difficulté ou désireux de changer de vie. J'établis de nombreuses connexions entre mes différentes activités.

J’ai enseigné l’allemand avec passion par de nombreux biais, créatifs et participatifs. Mon approche de la culture allemande est large, je travaillais à partir de films, d’images ; j’ai organisé un festival du film allemand avec mes élèves, des échanges linguistiques et associé mes élèves à la préparation d’un voyage sur Berlin ou encore aux colloques de l’Institut Goethe. C’est toute ma personnalité que je mets au service de mes activités, au quotidien.


Comment as-tu rejoint l’aventure FTV ?




C’est une jolie histoire : Faistesvacances est née en 2008. J’ai rejoint l’aventure pour retrouver mon compagnon, qui est devenu mon mari. Francis Taouss compte parmi les fondateurs de ce concept. Depuis, nous venons tous les étés : Faistesvacances, c’est une histoire d’amour, ce sont des gens qu’on retrouve avec plaisir chaque année. On y va pour se détendre, pour échanger nos passions.


Pourquoi aimes-tu transmettre ton savoir ?




Déjà, en tant que professeur, j’ai toujours aimé réinventer mes cours d’année en année et sortir des sentiers battus. Je suis réellement passionnée par l’acte de transmission, par tout ce processus d’accompagnement d’une personne en apprentissage. Enseigner ouvre notre horizon, permet de prendre du recul par rapport à la réalité. On met ainsi des mots sur des faits de société ou sur du vécu : en apprenant une langue, on entre dans un système différent, on pénètre des modes de vie différents. Et puis, j’ai ça dans la peau : transmettre c’est une forme de don. Un don qui fait appel à notre créativité et à notre sensibilité artistique.


Quels nouveaux domaines aimerais-tu explorer et partager ? Quels sont tes projets ?




Cette année je fais découvrir la poésie allemande, je mets en relief ses tonalités et ce, à des gens qui n'ont parfois jamais eu à faire à cette langue. Je touche ainsi des amateurs de poésie ou tout simplement des curieux. Notre travail débouche régulièrement sur un spectacle, où les vacanciers présentent des poèmes de leur choix, en musique ou accompagnés de quelques pas de danse.

L’objectif est que les gens goûtent à l’allemand, s’éveillent à une belle langue en ouvrant leurs oreilles autrement. Débutants, intermédiaires, avancés, peu importe. Ceux qui n’ont aucune expérience s’appliquent à prononcer et comprendre, se mettent la langue en bouche, se l’approprient. Ceux qui maîtrisent davantage les guident, lisent et déclament…

Mais il n’y a pas que l’allemand à Doucy : j’adore la mise en scène, la décoration. Je n’ai pas de formation à proprement parler mais je confectionne des costumes depuis des années dans le cadre de mes ateliers danse. Habiller la personne pour la sublimer, à partir de rien. Jouer avec les tissus, les drapés, les rideaux : récupérer et tailler la matière.

A Doucy, l’idée est née à l’occasion du bal costumé, ou au gré des stages : les vacanciers venaient parfois me voir pour me demander de les aider à créer leur parure. Petit à petit, on a amassé des cartons entiers de tissus et dentelles. Un bel investissement qui demande du temps et que nous avons décidé de concrétiser en en faisant un stage.

Nous sommes trois, Catherine, Louison et moi, principalement en juillet. Personne en août pour le moment : si vous souhaitez nous aider et que vous aimez la couture, rejoignez-nous ! Faites passer le message autour de vous, tous les talents sont les bienvenus !


Et pour finir, un message pour nos futurs vacanciers à Doucy 2014 ?




La magie de Faistesvacances réside dans un constat très simple : que l’on soit professionnel ou amateur, venir à Doucy permet d’expérimenter ses passions et de s’épanouir. Il y a ceux qui aiment telle ou telle discipline et ceux qui veulent l’apprendre : les savoirs s’échangent et les talents s’attirent mutuellement. Doucy, c’est un savant mélange de compétences, beaucoup de joie et de cœur et la magie de la réalisation. Un cocktail subtil auquel on prend rapidement goût…


Ses pages sur le site Faistesvacances :


Stage poésie allemande :


Stage costumes et déguisements :




24 avril 2014

Interview de Francis Taouss, maître de stage Relaxation Musicale et Méditation Sourire chez Faistesvacances

Franci Taouss,
Maître de Stage chez FaisTesVacances


Francis, qui es-tu ? Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton parcours ?


J’ai eu plusieurs métiers, et ai évolué tout naturellement au fil du temps. D’abord instituteur pendant quinze ans par goût de l’enseignement, j’ai eu rapidement besoin de plus de liberté, plus de marge de manœuvre pour exprimer ma personnalité. La percussion et la musique étaient une passion : j’en ai fait un métier, épanouissant, stimulant, fait de moments d’échanges et de partage.

La musique apaise, recentre, harmonise ce qui a besoin de l’être : j’en ai ressenti de nombreux bienfaits qui m’ont poussé, sans vraiment m’en apercevoir, à me reconvertir. Je donnais des cours de percussions qui se sont peu à peu transformés en groupes de musicothérapie active. Les années psycho-thérapeutique, j’ai animé de nombreuses sessions et ateliers sur ce thème, transmettant plus qu’une méthode psycho-thérapeutique une réelle philosophie de vie. Aujourd’hui, je me qualifie plus largement d’accompagnant spirituel.


Comment as-tu rejoint l’aventure FTV ?


Le projet de Faistesvacances est né du rêve partagé de trois amis passionnés, René Casimir, Bernard Maksoudian et moi. Nous voulions créer un lieu d’échange des passions, où chacun puisse venir, le temps des vacances, tisser des liens et rencontrer d’autres passionnés dans un lieu dédié à ce concept. Nous avons fait appel à nos réseaux et à nos amis pour former une équipe d’animateurs compétents séduits par le projet, mis sur pied l’entreprise, rencontré nos fournisseurs et partenaires locaux, et lancé le tout ! On en a parlé autour de nous et ça va faire la sixième année que nous nous retrouvons tous à Doucy dans la joie et la bonne humeur. J’anime des ateliers consacrés à la détente et à l’exploration de soi, puisant dans toutes mes ressources.


Pourquoi aimes-tu transmettre ton savoir ?


Par delà la multitude de choses que j’ai faites dans ma vie et qui ont nourri mon goût du partage, ces ateliers sont surtout un prétexte pour moi, pour faire passer une philosophie de vie, une façon d’être, dont les maîtres-mots sont la bienveillance, la main tendue et l’accueil de l’autre. C’est ce qui m’anime. S’il y a bien un endroit où la bienveillance règne c’est à Faistesvacances.

A Doucy, mes ateliers « Méditation Sourire » et « Relaxation Musicale » sont des moments de détente, propices à la relaxation, à l’abandon et à la sérénité. J'en anime un avec Anthony Sauveur depuis plusieurs années : notre objectif, libérer les vacanciers de leurs tensions, de la fatigue accumulée et leur offrir repos et ressourcement. On y met tout notre cœur et notre expérience.


Quels nouveaux domaines aimerais-tu explorer & partager ? Quels sont tes projets ?


Depuis quelques temps, je reviens à mes premiers amours : la photographie. Depuis petit, j’aime passer des heures à regarder passer la lumière dans les feuilles des arbres, manier l’objectif et travailler en laboratoire. Après une période portée sur la photographie d’œuvres picturales, je développe aujourd’hui des séries de clichés sur la danse et l’architecture.

Un vrai régal ! Je commence d’ailleurs à exposer dans la région de Montpellier…si le cœur vous en dit, mon site http://www.photosauveur-sensibilites.fr.


Ses pages sur le site Faistesvacances :

Relaxation Musicale :

Méditation Sourire :



17 avril 2014

Interview d’Alexandro Attelly, maître de stage Gospel & Tir à l’Arc à Faistesvacances




Alexandro, qui es-tu ? Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton parcours ?


Je suis né dans une famille antillaise mélomane et ai reçu en conséquent une éducation Gospel, le chant étant une pratique familiale chez nous. Dans les années 1970, je tombe dans la musique française : né en métropole, je suis fier d’être un arrière-petit fils d’esclave. Je suis un enfant de la République et de l’égalité des chances : j’ai commencé ma carrière comme instituteur, suis passé par différentes professions dans l’enseignement et ai fini directeur du service primaire du CNED. Ce parcours m’a beaucoup intéressé, j’ai aimé donner à mon tour, ouvrir les portes de l’ascension sociale et partager tout ce dont j’ai pu bénéficier.

Quant à la musique, je n’ai jamais écrit ou composé : je chantais les morceaux des autres et ai toujours continué. En arrivant dans le Lot il y a quelques années, j’ai emménagé dans un village de 200 habitants, friands de chansons populaires. J’y ai monté une petite chorale selon un principe novateur : nul besoin d’avoir fait du solfège pour se lancer. Les connaissances musicales ne constituent pas un préalable incontournable à la pratique. Quelques temps après, un groupe de Gospel de la région m’a demandé de le diriger. C’est comme ça que je suis retombé dedans !

Depuis la loi Taubira en 2001, le contexte est favorable à l’essor du Gospel et à la reconnaissance des valeurs qu’elle porte en-elle, à l’histoire qu’elle raconte. La musique Gospel est une musique métissée, à la croisée de la musique protestante et de la musique africaine. Elle a été amenée par le commerce triangulaire et la traite négrière et s’est peu à peu transformée puis répandue au cours de l’histoire.


Comment as-tu rejoint l’aventure FTV ?


J’ai fréquenté beaucoup d’associations d’échanges de savoirs, beaucoup d’espaces de création et ai rencontré plein de passionnés, parmi lesquels René Casimir. Lorsqu’en 2008, il m’a annoncé la création de Faistesvacances, j’ai immédiatement rejoint l’équipe. J’enseigne ainsi à Doucy depuis cinq ans, le gospel et le tir à l’arc, et y reviens toujours avec le même plaisir.

Pourquoi aimes-tu transmettre ton savoir ?


De l’acte de transmission je garde un souvenir d’enfance, que ma mère m’a souvent raconté : j’ai appris à lire l’heure très jeune, à quatre ou cinq ans. Mes copains ne savaient pas tous lire un cadran et certains m’ont demandé de leur apprendre. Ma mère m’a raconté que j’ai pris un tableau noir pour leur expliquer. Je ne me souviens que du plaisir que j’ai perçu chez mes amis lorsqu’ils ont su. Le savoir est libérateur, il faut le débarrasser, comme la musique d’ailleurs, de ses nombreux tuteurs.

Aujourd’hui, la musique est un instrument de sélection : on prépare des candidats à de grands concours au lieu de préparer des individus à la découverte musicale. L’objectif et les moyens de transmission sont élitistes. Je suis contre toutes ces analyses intellectuelles préalables à l’enseignement qui placent certaines personnes en marge de la connaissance. C’est pour moi une dérive, dans un système qui fortifie les rapports entre dominants et dominés.

L’essentiel dans l’acte de transmission est de faire en sorte qu’apprendre soit un plaisir,la progression une jubilation, ce qui n’enlève rien à la dynamique de l’effort indissociable de toute réussite.

Mes stages s’adressent à tous, de 7 à 77 ans.

Prenons le tir à l’arc par exemple : après quelques années de pratique haltérophile, j’ai découvert un monde où le corps n’est pas seulement performance. Le tir à l’arc est devenu une passion : c’est un sport de l’équilibre, de la fluidité et de la justesse. Il faut être dans une bonne relation avec son corps pour être un bon archer. Tout se passe avant le lâché de flèche, on est responsable de sa trajectoire. J’enseigne aussi bien aux enfants qu’aux adultes : les adolescents apprennent vite, surtout les filles. Elles saisissent rapidement ce qu’est la notion d’équilibre, contrairement aux garçons qui tardent à abandonner l’idée de force. Cette discipline rééquilibre les groupes. C’est une façon originale de s’améliorer : ceux qui sont les plus tranquilles, sereins et en harmonie avec eux-mêmes sont souvent les meilleurs tireurs. Plus qu’une passion, c’est un art de vivre. C’est ça que j’essaye de partager dans mes ateliers.


Quels nouveaux domaines aimerais-tu explorer & partager ? Quels sont tes projets?


Je participe depuis sa création en 2011 au festival de Cahors, conçu comme un carrefour musical et culturel, où les gens se rencontrent et découvrent la musique jazz. Le Gospel y est très présent, interprété en trio, en quartet ou dans le cadre d’immenses chorales populaires. Le Gospel est une musique solidaire,spirituelle, pas forcément religieuse, comme on le pense souvent. Elle ne se pratique pas seulement dans les églises. Il y a eu un pré-festival, qui s’est clos le 27 avril 2013, qui a impliqué différents établissement de la communauté d’agglomération de Cahors dont certaines écoles primaires et secondaires. Un parcours de découverte du Gospel a ainsi été proposé aux enfants : c’est extraordinaire de les amener à découvrir à la fois l’univers musical, mais aussi l’histoire des droits de l’homme qu’elle sous-tend et l’évolution de nos sociétés. Nous espérons être rejoints dans cette démarche par de plus en plus de classes et conservatoires.

Des caisses d’assurance et d’épargne locales nous soutiennent aujourd’hui : le festival prend de l’ampleur et j’en suis très heureux.

Une exposition aborde la question de la trajectoire entre musique Gospel et histoire de l’esclavage. Elle bénéficie de l’appui et soutien de l’ambassade des Etats-Unis pour sa dimension socioculturelle et historique. L’événement retrace l’histoire de l’esclavage, la libération des peuples asservis par la musique, la course en avant dans l’histoire du jazz jusqu’aux années 1900 et l’émergence du free jazz.

A travers le Gospel et le jazz, c’est tout ce passé et cette lutte pour la libération de l’homme que je transmets dans une joie qui nous transcende tous ! Notamment à Doucy, chaque été… !



Ses pages sur le site Faistesvacances :

Stage tir à l'arc

Stage chant choral gospel



10 avril 2014

Interview de Pascal Hardy, président de l'Université des Passions et maître de stage Philo & Cuisine à Faistesvacances


Pascal Hardy, Président de l'Université des Passions



Pascal, qui es-tu ? Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton parcours ?


J’ai un passé de consultant dans l’environnement et le développement durable. Aujourd’hui je dirige une société dans ce domaine. Mais à côté de ma vie professionnelle, il y a ma passion.


La cuisine est une histoire de famille, je cuisinais déjà avec ma mère. J’y ai pris goût et organisé pas mal d’événements, beaucoup de dîners entre amis ; j’ai aussi remplacé un chef de restaurant à deux reprises et cuisiné pour des groupes ponctuellement. Du point de vue de ma formation, je suis autodidacte même si j’ai suivi quelques cours et ateliers de chefs. Pour moi, l’important est de rester dans le plaisir, le spontané ! C’est pour cette raison que j’ai lancé mes tables d’hôtes il y a trois ans : cela se passe chez moi, je peux accueillir jusqu’à 14 convives, que je ne connais généralement pas et qui viennent d’horizons divers. Ce sont des soirées conviviales, pendant lesquelles on profite d’un bon repas tout en discutant de thèmes de société, de la vie en générale ou de philo. C’est très amateur et décontracté : on passe de bons moments. Je puise dans ce que j’ai lu ici-et-là, dans ce que j’ai appris en cours et assemble le tout avec goût. J’aime le côté improvisé, dans le sens où l’on peut faire de la bonne cuisine avec des produits simples du quotidien, avec ce que l’on trouve dans nos placards ou au fond de notre réfrigérateur.


Le but de ces ateliers, c’est de réunir mes deux passions, la cuisine et la philo : je n’étais pas brillant en philo au lycée mais après la terminale, j’ai toujours continué de lire sur différents sujets et de me questionner. Puis, il y a une vingtaine d’années, j’ai rencontré un ami, avec lequel j’ai créé les cafés philos, des rendez-vous libres d’accès, ouverts à tous publics, et pas seulement destinés aux auteurs ou universitaires. Ça a bien marché et nous avons ouvert des cafés similaires en Europe, en Asie et aux Etats-Unis ! J’ai récemment ralenti le rythme, poursuivant les rencontres sur Paris exclusivement, au Café des Phares. Je ne suis en fait ni un professionnel de la philo, ni un professionnel de la cuisine mais un passionné qui a acquis pas mal de matière et de savoir-faire avec le temps !


Comment as-tu rejoint l’aventure FTV ?


En 2009, la deuxième année d’ouverture du village club Faistesvacances, je cherchais un stage de piano à faire avec mon fils. En découvrant Faistesvacances, je me suis vite aperçu qu’il y avait plein d’autres activités intéressantes et nous avons fait du piano…mais surtout beaucoup d’autres activités cet été là. J’ai rencontré René Casimir, et en discutant le courant est passé. J’ai eu envie d’animer une conférence de Mindmapping. L’année suivante, je revenais en tant qu’animateur, une semaine, puis deux…Cette année, mon fils et moi restons trois semaines !


J’anime un stage mini-philo destiné aux enfants, pendant lequel ils débattent sur des sujets de vie ou de société ; mais également un atelier Grande cuisine…petits chefs, où ils apprennent des techniques simples tout en travaillant et dégustant des produits qu’ils adorent, de type Nutella, Coca Cola…

Enfin, j’innovais l'année dernière pour les adultes, avec un stage Cuisine Comptoir et Littérature, et cette année je suis Président de l'Université des Passions. 


Pourquoi aimes-tu transmettre ton savoir ?


C’est ma nature : j’aime faire en sorte que les gens se forment. J’interviens de temps en temps en grandes écoles on en entreprises et j’essaye de proposer un enseignement participatif. Je m’aperçois que le fait de devoir transmettre me pousse à maintenir une certaine exigence envers moi-même, à reformuler régulièrement mes propos, à questionner ma propre pratique pour l’améliorer, l’enrichir. La personne qui transmet y trouve ainsi un intérêt : l’idée est d’apporter du contenu, d’échanger sans faire cours au sens scolaire du terme. C’est un partage.


Et puis c’est toujours agréable, lorsqu’on aime quelque chose, d’en parler, de montrer ce que l’on a découvert, appris.

Je suis papa d’un petit garçon : d’une manière générale, les enfants apprécient de faire en vacances des choses qu’ils ne font pas dans l’année. C’est important de leur montrer qu’ils peuvent faire des choses par eux-mêmes, de leur mettre les mains à la pâte. Ils prennent en mains leurs propres réalisations, deviennent acteurs à part entière, contrairement à l’école où étant en apprentissage ils sont bien souvent cantonnés à l’écoute.

Lors des ateliers mini-philo,les enfants s’expriment beaucoup : à 80 % du temps, ce sont eux qui parlent autour d’un thème défini en début de séance ; je ne fais que structurer la discussion. Ces temps en groupe les aident à grandir, à prendre conscience des dynamiques de groupe. On élit un président de séance, ce qui préfigure une mini-organisation sociale relativement démocratique. Le dispositif fait que même les timides parviennent à prendre la parole. Les enfants sont des individus à part entière, je m’adresse à eux en conséquence et les sujets sont nombreux ! Certains reviennent d’une année sur l’autre.


Quels nouveaux domaines aimerais-tu explorer & partager ? Quels sont tes projets ?


Comme je le disais, je reprends cette année deux de mes anciens stages, principalement pour les enfants et atelier pour adultes à la croisée de mes deux passions : Cuisine Comptoir et Littérature. Sur l’heure du déjeuner, les participants réalisent une cuisine légère et sophistiquée de type snack-tapas. Puis, ceux du stage « Lecture à voix haute » nous rejoignent pour un moment convivial, gourmet et littéraire. Les cuisiniers offrent leurs préparations et leurs convives lisent des textes de leurs choix, différents chaque jour.


L’idée est de nourrir corps et esprit, dans la bonne humeur et d’échanger avec des personnes partageant les mêmes centres d’intérêt !


Ses pages sur le siteFaistesvacances :

http://www.faistesvacances.fr/club-de-vacances-grande-cuisine...petits-chefs-2008_20.html







3 avril 2014

Interview d’Anthony Sauveur, maître de stage Percussions, Relaxation Musicale & Théâtre d'Impro à Faistesvacances


Anthony, qui es-tu ? Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton parcours ?


Après avoir terminé le collège, je cherchais ma voie. A l’âge de 16-18 ans, j’ai fait une année de CAP en photogravure (école des Métiers de l’Image) puis une école privée de gestion, sans succès : ça ne me plaisait pas.

Je pratiquais la musique en parallèle, déjà depuis l’enfance, avec entre autres quatre années de violon de 8 à 12 ans puis l’apprentissage des percussions africaines. Très vite, je me suis rendu dans les centres de loisirs pour proposer des activités aux jeunes. J’ai eu la chance d’être repéré puis embauché en contrat jeune dans une MJC très dynamique. J’ai bénéficié de différentes formations et l’on m’a confié des projets.

C’est comme ça que j’ai mis les pieds à l’étrier : j’ai suivi un an universitaire en musicologie pour perfectionner mes connaissances.

Ensuite, je me suis rapidement intéressé aux musiques traditionnelles, aux percussions d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique Centrale et afro-cubaine. Je suis allé plusieurs fois en Afrique pour recevoir un enseignement traditionnel. Je me suis penché sur le lien entre musique et vie sociale, sur l’importance des musiques rituelles ou de célébration en-dehors de leur simple aspect esthétique. Ces musiques sont participatives et structurantes par essence. J’ai rejoint le centre de musique traditionnel d’Ile-de-France, qui, comme ses antennes régionales participe de la diffusion, et l’enseignement de ces pratiques. L’on m’a confié le secteur Afrique - Caraïbes pendant dix ans.

M’interrogeant sur l’impact de la musique sur les gens et sur leur mieux-être, j’ai continué d’élargir mes connaissances, en suivant des formations parallèles en musicothérapie, naturopathie, et en découvrant l’univers des contes : autant d’outils qui m’ont servi à intervenir ensuite en milieu socioculturel, socio-éducatif et thérapeutique.

J’ai en effet contribué à de nombreux projets en école, en centres sociaux, hôpitaux psychiatriques, en milieu carcéral… on me contactait régulièrement pour amener des groupes de personnes à travailler sur des problématiques de comportements, enjeux relationnels, et différents types projets de réinsertion.

Depuis trois ans, après avoir quitté la « jungle parisienne », j’ai changé d’activité …

Passionné aussi par les arts graphiques et de formation autodidacte, je vends actuellement des tableaux, gravures et dessins tout en continuant bien sûr en parallèle de faire de la musique, et à animer ponctuellement des stages avec des thérapeutes.

Ayant aujourd’hui une vie plus détendue, j’ai intégré une troupe de théâtre d’improvisation. On s’entraine 1 fois par semaine et on organise des matchs d’improvisations.

Outre le côté amusant et ludique, je pense que c’est aussi un très bel outil d’art thérapie, pour aborder des questions telles que « comment se positionner ou réagir face aux autres, face à l’imprévu, comment s’ajuster dans l’instant, comment dépasser ses peurs » …


Comment as-tu rejoint l’aventure FTV ?


Au fil des années, après avoir animé dans différents types de village de vacances, avec pour intérêt le partage des passions, j’ai fait la connaissance de René Casimir, et l’ai suivi dans son nouveau projet de création d’un lieu conçu pour des passionnés.

Par rapport à d’autres lieux prétendant aux mêmes types d’activités, Faistesvacances propose de découvrir et partager un éventail d’activités et de savoir faire très divers tout en apportant un cadre sécuritaire, une ambiance familiale, mariant le juste équilibre entre la découverte, le ludique, la compétence, la vie en collectivité et les vacances.

L’organisation est sérieuse mais dans une ambiance ludique et décontracté. Faistesvacances, ce sont des rencontres avec des gens et des savoir-faire. Il y est proposé des activités variées de qualité dans un cadre enchanteur et original. J’ai eu la chance de faire partie du commencement de ce projet.

En 2009, lorsque j’ai rencontré ma femme, Maria Sauveur-Kriva, je lui ai présenté l’équipe qu’elle a rapidement rejointe. Elle anime un stage de danse orientales pour la quatrième année.


Pourquoi aimes-tu transmettre ton savoir ?


J’ai beaucoup de respect pour les traditions, pour ce qui traverse le temps et les générations.

La transmission orale est pour moi essentielle et prioritaire

La parole est vivante et précieuse, elle oblige toute l’attention de l’instant

L’enseignement académique laisse souvent peu de place à l’échange réel. Il n’y a bien souvent que l’enseignant qui parle et les autres qui écoutent. C’est froid et trop peu interactif.

J’ai mémoire d’un de mes professeurs en biologie au collège qui nous faisait participer, éveillait notre curiosité, faisait appel à notre capacité d’observation du quotidien, d’analyse et de réflexion. Il nous posait des questions : c’était très interactif, on prenait goût et plaisir à ses cours. J’essaie de m’amuser avec ce que je sais, pour que ce que je sais puisse être transmis en toute simplicité.

L’objectif est de voir comment on peut apprendre des choses sérieuses en s’amusant. Mon maître-mot dans la pédagogie de l’enseignement rythmique, c’est que le rythme et la musique passe par le corps et les mouvements. Dans mes ateliers de percussions et de chant, je donne des jeux et exercices, je propose des mises en scènes, des histoires qui structurent les séances. C’est une manière pas du tout scolaire d’aborder la musique et tellement plus passionnante à mon sens !


Quels nouveaux domaines aimerais-tu explorer & partager ? Quels sont tes projets ?


J’ai toujours été attiré par les arts, les sciences, les traditions et la spiritualité.

La musique est pour moi un moyen de réunir et de faire vivre ensemble ces différents domaines.

J’ai le rêve de créer un jour un événement musical autour des musiques et danses du monde.. Mais chaque chose en son temps. Pour le moment, nous attendons notre premier enfant : c’est notre plus beau projet !


Ses stages sur le site Faistesvacances :


Le stage de sa femme Maria :

http://www.faistesvacances.fr/club-de-vacances-danse-orientale-tsigane-1950_20.html



27 mars 2014

Interview de Dominique Vial-Boggia, maître de stage photographie à Doucy cet été !




Dominique, qui es-tu ? Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton rapport à la photo ?

J’ai découvert la photo à l’âge de 14 ans aux Scouts, dont je faisais partie. Bien sûr à l’époque, le numérique n’existait pas : avec un copain, j’ai donc découvert l’univers du laboratoire, le développement des négatifs, la lumière rouge… J’ai même travaillé un été pour m’acheter mon premier Réflex. J’achetais des galettes, et faisais mes pellicules moi-même à l’époque. Mes clichés étaient alors en noir & blanc. Les années passant, j’ai continué à pratiquer pour mon plaisir tout en étudiant par ailleurs les arts audiovisuels et multimédias. Je me suis mis à la diapositive couleur.


Entré sur le marché du travail – je suis intendant de collectivité dans la vie-, j’ai un peu mis de côté cette passion et y suis revenu réellement il y a une dizaine d’années. Avec un grand plaisir ! J’ai changé d’appareil et me suis équipé en numérique, mais les fondamentaux restent identiques. L’essentiel c’est le regard, la qualité du regard que l’on porte sur ce qui nous entoure. On est de plus en plus encombrés par un tas d’informations qui faussent notre perception. L’image est omniprésente dans nos sociétés : la première étape consiste donc à renouer avec la vacuité de notre être, à se défaire de toutes nos pensées pour se rendre disponible. C’est une fois ce travail fait sur soi, que le photographe peut vraiment voir et s’émerveiller. Mais ce moment où l’on est touché est un parfum propre à chacun. Il n’y a pas de règles.


Comment as-tu rejoint l’aventure FTV ?

J’ai connu Faistesvacances en 2009 grâce à mon épouse, Catherine Bondy, alors en contact avec Francis Taouss, l’un des tout premiers animateurs. Il nous a rapidement invités à rejoindre l’équipe de Doucy et à tenter l’aventure. Ma femme étant une ancienne prof d’EPS, de danse et psychothérapeute, nous avions tous deux un savoir à partager. On a alors rencontré René et on s’est lancé ! Rapidement, nous nous sommes sentis bien, au milieu de tous ces passionnés. Et ça continue…


Pourquoi aimes-tu transmettre ton savoir ?

Pour deux raisons, assez complémentaires. La première plutôt égoïste [Rires]: quand je transmets, je me sens traversé par une énergie de vie supplémentaire. C’est un réel plaisir. Et puis, par altruisme aussi : c’est extraordinaire de sentir les gens découvrir quelque chose de nouveau, percevoir ce qu’ils n’avaient jamais sentis auparavant. C’est un échange grâce auquel je me sens particulièrement vivant !


Quels nouveaux domaines aimerais-tu explorer & partager ? Quels sont tes projets ?

Au début, de 2009 à 2011, j’animais des ateliers plutôt techniques. De plus, pour participer à cet atelier il fallait être équipé d’un minimum de matériel, et les vacanciers qui venaient à mon cours disposaient d’appareils de plus en plus « compacts »... Et puis, je voulais transmettre quelque chose de plus profond, de plus vrai. Depuis l’été 2012, je propose donc des ateliers portés sur le regard, accessibles à tous. Equipés d’un simple appareil numérique, d’un téléphone portable ou parfois pas équipés du tout, les participants viennent pour éduquer leur regard. Je les aide à prendre l’habitude de déconnecter leur mental et ainsi à se rendre disponible à l’émerveillement.


Doucy offre un cadre idéal à ce processus : mes ateliers de déroulent bien souvent en plein air, au milieu de la nature, avec des exercices de méditation visuelle. C’est un aller - retour entre le regard en coupe (qui voit sans regarder quelque chose en particulier), et le regard en pointe (qui se focalise sur un point précis). L’objectif est de savoir passer de l’un à l’autre, pour choisir un sujet et l’explorer photographiquement afin de restituer les sensations.


Enfin, il y a la découverte des logiciels photo (qui remplacent le travail de tirage en laboratoire), permettant d’affiner la prise de vue « brute » pour restituer le maximum de textures et si besoin, le cadrage, afin de fluidifier la lecture de l’image.